Origines des gothics par Nightwish DRACULinaS

Origines des gothics par Nightwish DRACULinaS
Le mouvement gothique, avant d'être un mouvement musical, est un mouvement philosophique. Les gothiques ne se caractérisent pas par la musique (en effet, ils peuvent tout aussi bien écouter du black metal, du gothique pur et de la musique classique!), ni par le look (tous les gothiques ne s'habillent pas forcément en noir avec des new rock aux pieds, il s'agit d'une question de goût!) mais par la façon de penser. Les gothiques ont une certaine vision du monde qui leur est propre et ils savent prendre le recul nécessaire pour avoir une vision la plus juste possible de ce qui les entoure. C'est pourquoi on parle de mouvement philosophique quand on évoque les gothiques.
Quant à l'aspect musical, j'ai dis que les gothiques peuvent en fait écouter n'importe quel type de musique, mais ils ont généralement une attirance particulière pour tout ce qui sonne rock du fait que le mouvement gothique vient du mouvement punk anglais (c.f. billet "les origines du mouvement gothique" pour les explications).
Concernant l'aspect religieux, il faut savoir que, bien que la majorité d'entre eux soient athées, il existe des gothiques chrétiens, et même des gothiques satanistes (c.f. onglet "Satanisme" pour de plus amples informations à ce sujet).
A propos de l'état d'esprit, il est important de retenir que, malgré les rumeurs très macabres qui circulent (scarifications à outrance et j'en passe), tous les gothiques n'aiment pas forcément le sang ou la violence! C'est pareil pour les cimetières. C'est à dire que, bien qu'il soit vrai que beaucoup de gothiques aiment les cimetières, ce n'est pas pour l'aspect morbide de la chose! C'est davantage pour l'aspect architectural, et la beauté que les gothiques trouvent à ces lieux, qu'ils aiment y venir.
Concernant l'aspect sentimental, les gothiques sont en général très attirés par tout ce qui touche au romantisme (c.f. billet "Les origines du mouvement gothique" pour plus d'informations).
Tout ceci pour montrer qu'ils ont beau passer pour des bêtes curieuses à la télévision, à travers moult reportages tous plus éloignés de la vérité les uns que les autres, il n'en reste pas moins que nous ne sommes pas moins humains que les autres, nous vivons comme tout le monde, nous faisons nos courses comme tout le monde et nous allons au lit le soir comme tout le monde (nous ne sommes pas des vampires!). Seule notre façon de voir le monde est différente...
# Posté le samedi 27 août 2005 13:54
Modifié le mardi 14 mars 2006 14:03

Que sait on de satan ?

Que sait on de satan ?
Satan n'est pas une entité nouvelle. Tentateur et menteur dans l'Ancien Testament, il se montre omniprésent dans les écritures et le Nouveau Testament. Au troisième millénaire, Satan est toujours une forme de résurgence de l'antichristianisme d'antan. Mais il est aussi devenu une entité totalement païenne, profane et prétexte à un véritable phénomène de mode qui, il faut bien l'avouer, n'a plus grand chose à voir avec le Diable !' De nos jours, on trouve Satan partout : dans les médias, la musique, la L presse, l'habillement. Se réclamer ouvertement du satanisme, quand ce n'est pas de Satan lui même, relève du phénomène dans le vent. Le satanisme se vend bien ! Force est de constater que les jeunes sont de plus en plus attirés par le satanisme. Satan, de fait, est surtout le prétexte à l'émergence d'une nouvelle esthétique propre aux jeunes, d'un sentiment d'appartenance et de la naissance d'une idéologie et d'une morale constituées de contre valeurs. S'est créée une mouvance nouvelle, fantasmagorique, morbide, apocalyptique et magico/ésotérique, doublée d'une profonde misanthropie visant la destruction et le chaos. Les satanistes s'épanouissent dans cette culture commune qu'ils aiment répandre et dont l'expression esthétique prend différentes formes. Les concerts de musique, heavy metal, black metal, death metal, hard rock ou punk (Emperor, Burzum, Morbid Angel) expriment sans retenue des forces chaotiques et frénétiques. Les textes glorifient le sexe, la force, la drogue et la violence, la puissance des ténèbres. Violente, agressive, cette musique se caractérise par un matraquage systématique des notes, le martèlement des beats (martèlement de sons graves), un volume poussé au maximum. L'utilisation systématique d'une thématique satanique violente s'explique d'une part par le désir de choquer pour faire augmenter les ventes (aucune censure n'existe et le commerce est actif!), d'autre part par l'appartenance de certains leaders de groupes rock (Marylin Manson) à des organisations sataniques ou lucifériennes. On croise aussi dans ces concerts les " gothics ", rebelles et provocateurs, qui affectent une esthétique vestimentaire de reconnaissance particulièrement ténébreuse et fétichiste : habillés de noir, souvent de cuir, maquillages blafards, yeux cernés de noir, percing, croix renversées, bagues à tête de bouc, tatouages de la " bête ", 666, pentagramme . . . La presse participe aussi du phénomène de mode et propage cette culture. De nombreuses BD mêlant satanisme et extrémisme (Succubus etc), toute une presse spécialisée souvent pornographique et des petits bulletins musicaux, type " fanzine ", recherchés car à diffusion limitée, sont en vente libre dans toutes les grandes surfaces. Tous se réclament de satanisme et prônent le Mal débarrassé du Bien, la liberté totale à l'égard de toute autorité et la licence absolue à l'égard de toute morale. Nier, choquer, provoquer semblent une nouvelle raison d'être et de vivre.
De la déviation à la transgression des tabous
Satan n'est pas seulement le vecteur d'un folklore et d'un commerce florissant dont les jeunes sont la cible privilégiée, il est aussi vecteur d'avilissement, d'anéantissement de la personne et là il relève de la manipulation mentale et donc du phénomène sectaire. On prend conscience, à l'évidence, que le satanisme récupère le malaise des jeunes pour mieux les manipuler ; il abonde dans leur besoin de provocation, tente de renforcer leur opposition systématique naturelle, leur propension à repousser les limites, à développer l'anticonformisme qui les fascine, à les séduire par une apologie facile du mal absolu. Il développe chez eux refus et révolte contre l'ordre social et leur insuffle le sentiment d'être forts, invulnérables et de ne pouvoir être arrêtés par rien. La drogue, largement utilisée dans les concerts et certaines " rave parties " ou " soirées gothiques " qui sont des lieux privilégiés de recrutement des futurs adeptes, modifie la perception des événements, affaiblit les facultés mentales et annihile toutes velléités de résistance. Devenus objets facilement manipulables, soumis à la peur et à la menace, on peut alors les façonner et leur infliger tout type de violence: viol psychique, violences physiques et violences sexuelles. Les satanistes et les lucifériens s'y emploient dans des rituels spécifiques, qui font peu appel à l'occultisme, mais qui se réfèrent à Aleister Crowley (le Livre de la Loi) ou à Sandor Lavey (la Bible satanique). Les satanistes se multiplient depuis une vingtaine d'années. Violents et puissants, peu cultivés, dangereux, ils forment des groupes souvent informels qui se définissent par opposition au Christ, l'ennemi. Ils glorifient Satan. Ils choisissent de se rencontrer de préférence dans des églises, des souterrains et des cimetières pour sacrifier à leurs rituels. Là, dans un décor ténébreux de cierges noirs, des formules et des prières en latin sont dites à l'envers, les blasphèmes et injures se multiplient ; on assiste à un simulacre de messe où les rites catholiques sont inversés, les croix renversées. Des i femmes nues servent d'autels pour des messes noires et des accouplements sexuels sont pratiqués. Les photos pornographiques remplacent les icônes et ' des hosties consacrées sont profanées. Un calendrier des cérémonies (solstices et équinoxes, semblable à celui des druides) précise les dates, les types de célébrations (" sang " ou " orgies sexuelles ") et les individus concernés (hommes, femmes ou enfants) avec leur âge; chaque séance se termine en orgie. Les Lucifériens sont les plus organisés et les plus structurés (Wicca, OTO ....). Ils attendent et préparent le retour de Lucifer, ange déchu pour s'être révolté contre Dieu. Leurs rituels sont morbides (livre des Morts, crânes, ossements...) et la nudité originelle et égalitaire des adeptes est obligatoire lors des cérémonies qui se terminent en orgie. Des rituels autour des quatre éléments sont perpétrés par des prêtresses. Des sacrifices d'animaux ont lieu. Récupérés par l'extrême droite, certains groupes sataniques véhiculent, en plus, une idéologie néo nazie. Ils combattent à la fois le christianisme et le judaïsme et vilipendent le différent, le faible, l'étranger. Elitistes et racistes, ils se réfèrent à la mythologie germanique et nordique. Certaines profanations de cimetières juifs et chrétiens leur sont imputables.

Avilissement et anéantissement de l'individu Les rituels et traditions sataniques visent tous l'anéantissement de l'estime de soi, la déshumanisation de l'individu. On entraîne l'adepte à la négation profonde de soi, de son humanité. On exige de lui qu'il dépasse le dégoût et la douleur : se barbouiller et manger des excréments, boire de l'urine, du sang (animaux ou humains) appartiennent à l'apologie de la salissure. De même, supporter des tortures physiques et morales et en infliger aux autres (brûlures, lacérations des corps, ...) sont l'expression de la cruauté et du sadisme constitutifs des cérémonies ; la mutilation et le sacrifice d'animaux (voire d'humains) font partie intrinsèque du rituel. La pédophilie. A la marge, on notera quelques petits caïds qui, sous couverts de satanisme, créent des " pseudo rituels " dans des caves, parking ou zones désertées, pour s'offrir à bon compte des jeunes filles qu'ils violent collectivement, torturent et parfois prostituent. En revanche, de nombreux pervers, pédophiles et sadomasochistes trouvent lieux et place à l'assouvissement de leurs dégradants fantasmes dans ces groupes sataniques. Le secret imposé et l'idéologie véhiculée (" Fais ce que tu veux "), facilitent le passage à l'acte. Aussi, l'abus sexuel d'enfants, d'hommes, de femmes est il la norme. On ne s'étonnera pas de la convergence très étroite existant entre certains cercles démoniaques et des industriels de la pornographie ( K7 de la société Défi), des proxénètes et des pédophiles. Fascination pour la mort. Appel au suicide. L'individu n'est rien. L'anéantissement dans la mort, la culture du morbide sont des valeurs essentielles pour les sataniques. Ces groupes éprouvent une réelle fascination pour la mort; ils la défient en la manipulant. L'un des véhicules essentiels de cette culture de la mort réside dans la musique et les messages subliminaux qu'elle contient et qui appellent l'inconscient au passage à l'acte, au suicide. Dans cette même logique de la mort, l'adepte qui voudra quitter le groupe sera lui même " suicidé " ou poussé au suicide. Le désir traditionnel de vaincre la mort équivaut à la donner. On remarquera que les ossements (crâne, tibia) sont indispensables au décorum et que quelques groupes pratiquent l'homicide et le sacrifice humain dans leurs rituels. Il leur arrive même de les filmer pour vendre ensuite à un prix élevé ces films pris sur le vif ("snuff movies"). Détruire les morts est le dernier tabou à transgresser qui érotise la cruauté, d'où les profanations.

Le satanisme s'autorise à transgresser tous les tabous, à explorer systématiquement le pervers et l'anormal. Pour certains groupes, cette fuite en avant dans la perversion peut aller jusqu'à l'horreur et l'abomination. Dépassent l'entendement, certains rituels où l'on tue un enfant ou un adulte pour manger ensuite des parties du corps (souvent le coeur) et boire le sang. Ce cannibalisme confine à des degrés d'abomination insoutenable lorsqu'il tourne à la nécrophagie (cadavres ou foetus d'enfants mort nés ou d'IVG).


Il ne s'agit ici ni de " faire peur ", ni de " diaboliser ", encore moins de réduire les dangers. Il s'agit seulement de prendre conscience. Prendre conscience, c'est objectiver les faits. Les groupuscules et sectes sataniques ne sont pas un phénomène marginal. Le nombre de ces sectes, groupes et associations maléfiques à travers le monde s'accroît. La France est touchée. Les sites sataniques sur internet se multiplient journellement. Face à ce phénomène de société, les représentants des pouvoirs publics n'ont que trop tendance à minimiser, voire à considérer a priori qu'il s'agit de " satanisme de salon " ou de " satanisme de cour de récré ! " Pendant ce temps, le processus se développe. Qu'on s'interroge sur les signalements " sataniques " effectués, sur les disparitions d'enfants et d'adultes jamais élucidées, sur les meurtres perpétrés par des jeunes avec la plus grande sauvagerie et sans motif apparent. Qu'on prenne la peine de faire le lien entre certains suicides de jeunes, incompréhensibles, et leur appartenance à des groupes sataniques. Comme pour le phénomène de violence, ce sont les collèges et les lycées de France qui, les premiers, tirent le signal d'alarme. Les ADFI et quelques associations de parents de victimes sont seules à les entendre et à tenter de les aider. Souhaitons que le Ministre de l'Education Nationale et la Ministre de la Jeunesse et des Sports lisent ces lignes.
# Posté le samedi 27 août 2005 13:36
Modifié le jeudi 01 décembre 2005 11:13

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# Posté le samedi 27 août 2005 13:21
Modifié le jeudi 01 décembre 2005 11:13

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# Posté le vendredi 26 août 2005 15:12
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# Posté le vendredi 26 août 2005 15:12
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